20 octobre 2005
[voyeurisme] ©AK47 - Spoutnik à Monaco ...
... assis devant le
Rocher, pense à Liselotte Pulver en regardant passer les hélicoptères, avec dans sa sacoche les tampons de sa Compagnie.
CK be, paraboots "rousseau" noires cirées, pantalon de costume gris très foncé à rayures, ceinture noire, chemise à rayures bleues, veste de costume gris très foncé à rayure, écharpe gris très foncé, sacoche noire en cuir, iPod.
05 octobre 2005
En attendant dans le désert des Tartares
04 octobre 2005
Lorsque survient la crise d'asthme
Lorsque survient la crise d'asthme, on ressent d'abord une gêne. Toute petite. Une toute petite gêne. Presque rien en fait. Avant même la première respiration, elle est là. Au niveau du cerveau. Et c'est d'abord le cerveau qui la ressent, avant même que le corps ne la constate. Une petite chose. Un rien du tout.
Seulement une première petite alerte. Mais on sait qu’elle est là. Que plus rien ne sera plus comme avant. Que tout est dit, même si rien ne s’est encore joué.
Et immédiatement, tout s'enchaîne. Très vite. A peine le temps de se dire qu’il faudrait mieux faire quelque chose. Même si on a peu de temps. Déjà, tout est là. Et seule la force de l’habitude permet de savoir où l’on va.
A la première respiration, la première qui suit la première alerte, on sent déjà un blocage. Pas encore une paralysie, juste un blocage. Là où il y avait de l’automatisme, respirer c’est spontané, il n’y a plus rien d’automatique. Plus rien de spontané. C’est un blocage, une contrainte. Une barrière qui se bâtit. Et on l’entend immédiatement. Pas par les oreilles. Non, ce serait trop simple. On l’entend de l’intérieur. Par les os, par les nerfs. Par les tripes. On entend le râle. Qui colle. Et on entend l’effort. Qui lutte. Comme il y a contrainte, il y a effort. Il nous faut désormais forcer. Encore et encore. A chaque respiration. De plus en plus dure.
Dès la première respiration, on sait déjà que c’est fini. Plus rien ne sera comme avant. Toute spontanéité est envolée. Dès la deuxième respiration la barrière qui se bâtit devient mur. Plus rien n’est automatique. On lutte. Mais pourquoi lutter ? Car déjà le mur devient enceinte.
Et, l’enceinte devient prison.
Lorsque survient la crise d’asthme, on sait d’avance que tout est déjà perdu. Plus rien ne sera naturel.
Depuis quelque temps, j’ai une crise d’asthme.
